Pour commencer, pouvez-vous nous présenter votre organisme?

 

Oui! Les ateliers speech sont un organisme à but non lucratif qui existe depuis plus de 6 ans. On œuvre principalement auprès de jeunes issus de milieux défavorisés dont le parcours scolaire est particulier. Notre mission est de reconnaître le plein potentiel artistique et les passions des jeunes plus vulnérables afin de soutenir leur bien être et leur réussite éducative à travers la création musicale.

 

 

À travers quel genre de programme aidez-vous ces jeunes?

 

Dans nos écoles partenaires, on offre un programme qui se nomme Speach en résidence et qui est offert à même les écoles secondaires. On a donc des intervenants qui se déplacent dans les écoles et à raison d’une fois par semaine vont chercher des jeunes et vont faire un processus de création avec des jeunes là.

 

On sait que ce qu’on fait va aider les jeunes à raccrocher ou rester accrocher et réussir. L’idée est de favoriser la réussite globale des jeunes. C’est-à-dire au niveau académique bien sûr, mais aussi comment le jeune va s’épanouir dans la société.

 

 

C’est donc de travailler sur un autre front de la lutte à la pauvreté et aux conséquences de la pauvreté qui motive votre démarche?

 

C’est une façon et un outil pour s’assurer que des jeunes issus de milieux défavorisés aient accès de la même façon que les autres à des programmes qui sont adaptés à leur besoin et que ça leur permette de rayonner.

 

Qu’ils deviennent des stars on s’en fou mais c’est de leur permettre de contribuer comme ils peuvent et de leur donner une voix.

 

 

Et quel genre d’approches utilisez-vous?

 

On a trois genres d’approches en fait. Il y a l’approche individuelle, ou les intervenants vont aller chercher des élèves dans leurs classes pour faire un processus de création artistique pendant leurs heures de cours. On a l’approche parascolaire, où tous les jeunes qui ont été sélectionnés vont se réunir pour créer une communauté de musique et faire une espèce de jam ensemble. Et on a un volet de médiation culturelle ou ces jeune là vont être assistés par des professionnels de l’industrie. Des producteurs, des artistes, qui vont les aider à propulser leurs chansons. Le but est vraiment d’amener les jeunes à faire leur première expérience de processus créatif complet.

 

 

C’est là que vous faites ressortir l’É.C.L.A.T chez les jeunes artistes?

 

Oui c’est ça. C’est vraiment se servir de la création pour stimuler des aptitudes clés chez les jeunes. L’éclat c’est :


É : l’émotion et l’estime de sois

C : la créativité

L : la création de liens

A : l’autodétermination

T : le transfert

 

Donc ça, c’est vraiment ce qu’on vient stimuler dans nos ateliers.

 

 

Le résultat est d’ailleurs assez impressionnant

 

Au final, si vous écoutez les chansons, le résultat des chansons est vraiment professionnel, c’est super bien monté. Dans le volet médiation culturelle, il y a toujours la valorisation des écrits, des paroles de leur cru qu’on veut mettre en valeur.

 

Notre démarche est lié au désir d’aller chercher les jeunes par leur passion et leurs. Intérêts. La musique c’est hyper rassembleur, ça vient chercher beaucoup de jeunes. Peu importe le projet créatif.

 

 

Concrètement ça représente quoi comme encadrement?

 

On a des intervenants musicaux. Des gens qui sont formés pour faire de l’intervention sociale, mais qui sont des musiciens à la base. Et c’est ces gens la qui travaillent dans les écoles. Dans les approches individuelles, il va y avoir de l’écriture. Donc des ateliers de poésies : d’apprendre à faire des métaphores, d’apprendre à utiliser le français. Évidemment on a plusieurs jeunes qui parlent plusieurs langues différentes. L’idée c’est vraiment qu’ils prennent goût à utiliser la langue. Manipuler à la fois la langue et leurs émotions à travers l’écriture. Il y a ensuite l’initiation à la musique. Nos intervenants peuvent les appuyer si y veulent apprendre des instruments, mais ce n’est pas obligé pour faire speach.

 

Mais dans tous les cas on va les encadrer. Par exemple avec un jeune qui ne joue pas d’instrument on va avoir un intervenant qui va regarder quel genre de musique il veut créer. Il va les inciter aux différents beats et aux différents tempos. Et à partir de là identifier quel genre de style le jeune veut travailler avec. Leur première chanson est toujours un peu plus difficile, mais l’objectif c’est de sortir une première et après une deuxième puis s’améliorer à chaque fois et y prendre goût.

 

Après tout ça on va aller en mixage sonore avec des professionnels et des artistes qui vont rendre le tout plus pro. Des fois aussi ça va être par la suite la production d’un vidéoclip où on encadre aussi le processus.

 

Combien de temps dure votre programme? Et comment sélectionnez-vous les jeunes?

 

Notre programme dure 30 semaines. C’est donc basé sur le calendrier scolaire. On travaille vraiment avec les écoles. Les psychoéducateurs, les enseignants et la direction vont nous indiquer les classes clés où il y aurait des jeunes intéressés. Les jeunes qui sont partants lèvent la main puis on va faire une sélection. Y’a aucun jeune qui est forcé de le faire, c’est des jeunes qui le choisissent et ont envie de le faire.

 

L’année passée c’était 1 élève sur 4 qui voulait faire partie de nos programmes.

 

 

Et c’est pour ça que votre campagne de financement est importante

 

Oui exactement. La demande est super grande, mais on n’a pas assez d’argent dans nos coffres pour fournir.

 

L’idée cette année c’est de ramasser 25 000$ pour permettre à trente jeunes d’intégrer notre programme speach en résidence. C’est vraiment dans le but de permettre à la demande grandissante des écoles. Si on avait les ressources, on pourrait prendre beaucoup plus que ça. Mais là on doit refuser des écoles parce qu’on a besoin de financement.

 

On a besoin que la campagne soit prolifique pour pouvoir assurer nos capacités dans les écoles. Notre but c’est simplement de pouvoir aider le plus de jeunes possibles.

 

 

Les ateliers speech sont rendu à un peu plus de 22 000 dollars, ce qui frôle leur objectif …
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