Cette semaine à À nous la terre, nous nous entretenons avec participant.es à des luttes territoriales actives contre les saccages l'économie et pour la défense du vivant.

 

Les élections du vingt septembre, avec le plus haut taux d’abstention de l’histoire de la confédération, montre à quel point ce pays est à mal de légitimité. De Wet’suwet’en Strong, à la découverte d’une quantité inimaginable d’ossements d’enfants sur les sites des anciens pensionnats, tout tend à montrer à quel point le Canada est fondé sur la dépossession et le génocide. Au delà des couleurs de la carte électorale, c’est depuis un dehors incommensurable que le Canada est fragmenté.

 

Un peu partout, des mouvements de résistance s’organisent librement pour protéger les communautés du vivant. Qu’il s’agisse des Premières Nations mobilisées depuis des siècles contre les invasions impériales, des communautés organisées contre les saccages industriels, des groupes désirant une écologie basée sur le respect du non-humain et des jeunes voyant l’impasse dans laquelle nous conduit le monde de l’économie, tous partagent des sensibilités similaires: protéger la vie face à l’économie de la mort. Bloquer les saccages industriels. Habiter des territoires. Et expérimenter, à travers ces luttes, une existence communautaire capable de prendre soin du vivant. Fairy Creek blockade en Colombie-Britannique, 1492 Landback Lane à Six Nations et la lutte pour un moratoire sur la chasse à l'orignal dans le Parc de la Vérendrye sont à l'honneur. Puis nous parlerons avec une représentante de la CEVES des mobilisations à venir et de la grève pour le climat du 24 septembre.


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