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L’équipe de First Voices Week (Semaine des Premières Voix) voudrait commencer cette déclaration en reconnaissant que l’Université Concordia est située sur des terres autochtones non cédées et que nous sommes des invités sur des territoires traditionnellement gérés par les Kanien’kehá: ka. C'est dans ces mêmes territoires que nous avons été témoins de ce que l'on appelle communément la «crise d'Oka» - une impasse de 78 jours qui a vu le Canada envoyer des milliers de soldats armés, de policiers et de véhicules blindés pour intimider les habitants de Kanesatake.

C’est au sein de ces mêmes territoires que nous assistons maintenant à un moment bien trop similaire alors que les gouvernements fédéral et provinciaux, la GRC et Coastal Gas Link (CGL) collaborent ouvertement pour violer les lois Wet’suwet’en, canadiennes et internationales. Hélas, près de 30 ans plus tard, les mêmes tactiques utilisées contre les habitants de Kanesatake au cours de cet été historique sont actuellement utilisées contre la nation Wet’suwet’en. C’est dans cet esprit que nous exprimons notre solidarité aux chefs héréditaires Wet’suwet’en qui représentent les cinq clans de la nation Wet’suwet’en et qui rejettent à l’unanimité le pipeline CGL sur leur territoire.

CGL n'a jamais obtenu de consentement libre, préalable et éclairé pour opérer sur le territoire non cédé de Wet’suwet’en. Cela s'accompagne du fait que Justin Trudeau - qui s'est engagé à améliorer les relations du Canada avec les peuples autochtones, a promis « vérité et réconciliation » et s'est engagé à respecter la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP) - a délibérément violé l'article 10, qui stipule que «les peuples autochtones ne doivent pas être expulsés de force de leurs terres ou territoires». Le Canada signale au monde qu'il donne la priorité au profit et aux sociétés au détriment de la vie des peuples autochtones, en particulier; leur terre, leur droit à l'air et l'eau propre. À l'échelle nationale, notre futur collectif est menacé.

Pour ces raisons, nous soutenons le droit du peuple Wet’suwet’en - dont les lois ancestrales existent depuis des temps immémoriaux et précèdent toute loi ou entité politique «canadienne» - de protéger les terres, les eaux et l’avenir de son peuple. Nous reconnaissons qu'ils le font pour nous tous et pour la création, et nous offrons donc notre gratitude et nos prières à ceux qui sont au front de cette lutte. Ce fardeau ne devrait cependant pas être porter par eux seuls.

Par conséquent, nous demandons le retrait immédiat de la GRC du territoire de Wet’suwet’en et condamnons le recours à la violence étatique contre les nations autochtones. Nous appelons chacun à témoigner des actes de violence et d’intimidation dirigés contre la nation Wet’suwet’en; ainsi qu’à reconnaître que le colonialisme canadien persiste, et, de rejeter et démanteler activement ces systèmes d'oppression et d'extraction. Nous appelons également les autres départements et institutions de l'Université Concordia à travers Tiohtià: ke à se joindre pour condamner le colonialisme des autorités s et pour exhorter les gouvernements fédéral et provinciaux à respecter les droits et les accords conclus avec les nations Wet’suwet’en.

 

En paix et solidarité,

L'équipe First Voices Week

https://www.concordia.ca/students/aboriginal/first-voices-week.html

https://www.facebook.com/firstvoices/

 

 

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All Eyes on Wet’suwet’en: Solidarity Gathering

Solidarity Letter

The First Voices Week team would like to begin this statement by recognizing that Concordia University is located on unceded Indigenous lands and that we are guests on territories that have been traditionally managed by the Kanien’kehá:ka. It is within these very territories that we bore witness to what is commonly referred to as the “Oka Crisis” - a 78-day standoff that saw Canada sending thousands of armed troops, police officers, and armored vehicles to intimidate the people of Kanesatake.

It is within these same territories that we now stand witness to an all too similar moment as the federal and provincial governments, the RCMP, and the Coastal GasLink (CGL) openly collaborate to violate Wet’suwet’en, Canadian, and international laws. Almost 30 years later, the same tactics used against the people of Kanesatake from that historic summer are currently being used against the Wet’suwet’en nation. It is with this in mind, that we give our solidarity to the Wet’suwet’en Hereditary Chiefs who represent all five clans of the Wet’suwet’en Nation and who unanimously reject the CGL pipeline on their territory.

CGL has never obtained free, prior, and informed consent to operate within unceded Wet’suwet’en territory. This is coupled with the fact that Justin Trudeau - who committed to improving Canada’s relationship with Indigenous peoples, promised Truth and Reconciliation, and pledged to abide by the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples (UNDRIP) - has wilfully violated Article 10, which states that “Indigenous peoples shall not be forcibly removed from their lands or territories”. Canada is signalling to the world that it prioritizes profit and corporations over: the lives of Indigenous people, specifically; over clean land, air, and water, nationally, and: over our collective futures, globally.

For these reasons, we support the right of the Wet’suwet’en people - whose ancestral laws have existed since time immemorial and precedes any “Canadian” law or political body - to protect the lands, waters, and futures of their people. We acknowledge they do this for all of us and creation, and so we give our gratitude and our prayers to those on the frontlines. This burden should not, however, be theirs alone to carry.

Therefore, we call for the immediate withdrawal of the RCMP from Wet’suwet’en territory and condemn the use of state violence against Indigenous nations. We call on everyone to bear witness to the acts of violence and intimidation directed towards the Wet’suwet’en nation; to acknowledge that Canada’s colonialism persists, and; to actively reject and dismantle these systems of oppression and extraction. We also call on other Concordia University departments and institutions across Tiohtià:ke to join in condemning this on-going colonialism and urge the federal and provincial governments to honour the rights of, and the agreements made to, the Wet’suwet’en nations.

 

In peace and solidarity,

The First Voices Week team

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