La CLAC présente sa brochure anti-électorale, adaptée spécialement pour les élections fédérales de l'automne 2019. Parce que plus on gratte sous la couche de vernis vertueux de éluEs, et plus ça sent mauvais ...

Les partis croient être des jardinièrEs nécessaires à la vie des plantes ... mais les plantes se sont toujours épanouies sans la présence d'unE jardinièrE.

Nous prenons souvent pour acquis la semaine de 40 heures, l'accès au travail pour les femmes ou encore le droit de vote pour touTEs. Ces gains sociaux ne sont pas issus de faveurs des élites politiques. Ce sont des personnes qui se sont révoltées face à des situations injustes, intolérables et qui ont lutté pour apporter de vrais changements pour tout le monde. Parfois dans l'ombre, souvent dans la rue, ce sont les militantEs qui se sont battuEs et continuent de se battre à chaque jour pour leur dignité et celle des autres. Les politicienNEs, eux et elles, ne font que prétendre qu'ils et elles sont la source de ces avancées sociales.

Les campagnes électorales n'ont pas pour but d'éduquer, mais de faire sortir le vote. Toutes les élections ont le même résultat : légitimer un gouvernement central qui restreint nos libertés et qui ne respecte jamais ses engagements. L'État nous impose une gouvernance où notre droit fondamental à des conditions de vie convenables est sans cesse bafoué. C'est toujours la même histoire, peu importe qui est au pouvoir.

Parti libéral (Justin Trudeau) : Achat d'un pipeline de sables bitumineux de 4,5 milliards (qui pourrait coûter 13 milliards au final). Des centaines de flics déployéEs pour chasser les défenseurEs de la terre Unist'ot'en qui bloquaient la construction d'un pipeline destructeur sur leur territoire.

Parti conservateur (Andrew Scheer) : La construction du pipeline provenant des sables bitumineux est une de leurs promesses. Leur « plan » environnemental fera augmenter la quantité de gaz à effet de serre (GES) du Canada de 30%. Le parti a des positions anti-avortement, anti-LGBTQ et n'a pas honte de s'allier avec l'extrême-droite.

Bloc québécois (Yves-François Blanchet) : Le chef du bloc a déjà été ministre de l'environnement où il a dit être un « partenaire des pétrolières ». Il supportait la fracturation hydraulique ("fracking") et n'a jamais contredit cette position par la suite. Leur candidat du Lac-St-Jean supporte le terminal de GNL sur le Saguenay qui augmenterait la production de GES du Québec de 30% et menacerait tout l'écosystème de la région.

Parti vert (Elizabeth May) : Favorise le pétrole des sables bitumineux plutôt que le pétrole importé, même s'il s'agit d'une des sources les plus polluantes. Leur slogan mentionne que le parti est « ni à gauche, ni à droite » et serait favorable à une alliance avec les conservateurs.

Nouveau parti démocratique (Jagmeet Singh) : Opposé aux sables bitumineux, mais favorable au pipeline Coastal GasLink passant en territoire Wet'suwet'en, pipeline de gaz naturel liquéfié (GNL) obtenu par fracturation hydraulique. Leur seule promesse environnementale d'ici 2023 est d'éliminer le plastique à usage unique.

Maxime Bernier peut manger un char de marde.