*Photo provenant du documentaire d'Alanis Obomsawin Les événements de Restigouche*

 

 

Il y a trois semaines, des policiers tuaient George Floyd à Minneapolis. Depuis, un vaste mouvement de colère et de solidarité a émergé et de nombreuses analyses ont été produites sur le racisme systémique, sur le rôle et l'histoire de la police, sur son abolition, sur la violence gratuite envers les personnes noires, sur les prisons, etc. Toutefois, beaucoup de ces analyses proviennent de milieux urbains et états-uniens et je me demandais à quel point les gens qui habitent en région au « Québec » se sentaient concernées par celles-ci. Dans la région où j'habite, la Gaspésie, et depuis aussi longtemps que je me souvienne, on me dit que les policièr-es ici sont « bin gentil-les », serviables et compréhensi-ves, et que ça n'a rien à voir avec la police en ville. Je suis pourtant au courant du rôle que cette institution a joué et continue de jouer dans la colonisation du territoire, dans la protection des grands propriétaires, des exploiteurs et des extractivistes, ainsi que dans la répression des mouvements de lutte.

 

J'ai donc décider de faire une genre d'enquête. La première étape de cette enquête est de rassembler des témoignages personnels sur des altercations avec la police en Gaspésie, c'est-à-dire sur le territoire mi'kmaq nommé Gespegawagi. Si plein de citoyen-nes blanc-hes ont eu de bonnes expériences avec la police dans le coin, je voudrais savoir ce qu'il en est pour les personnes plus marginalisées, en particulier les personnes racisées, mais aussi les utilisateurs-trices de drogue, les queers, les gens qui n'ont pas beaucoup d'argent et d'autres encore.

 

Ainsi, ceci est un appel au témoignage!

Vous ou de vos ami-es avez été témoin d'une altercation difficile avec la police en Gaspésie?
S'il-vous-plaît envoyez votre témoignage à l'adresse enquetepogas@riseup.net

 

Je compilerai les témoignages reçus et les publierai, anonymement si désiré, ici même.
Merci de faire circuler au maximum.