Daniel Canty est écrivain et marcheur. Ses pas dans la ville activent les mots et recréent la vie. En observateur amoureux de l’écologie narrative, il s’attarde au rôle du langage dans ce qui nous constitue. Avec lui, la poésie est un aspect de la lumière, une condition du climat et une forme de vie. Montréal, sa nature, ses lieux, ses eaux. Entre monde réel, monde rêvé, monde souvenu : rendez-vous sur l’île !

 

 

 

« On oublie que c’est une forme de vie, le langage, que c’est une forme fondamentale de solidarité. C’est un des liens sociaux les plus forts et les plus doux, et en même temps, ça peut être très violent aussi. »


Les œuvres qui devaient prendre l’affiche de la 14e édition du FTA convoquaient la mort, la destruction et l’idée d’une certaine fin. En 2020, les artistes ouvraient un dialogue essentiel à propos de ce qui disparaît inexorablement autour de nous.

Sous la forme d’un balado en quatre épisodes, Habiter la vie nous propose de passer d’un discours sur l’effondrement à une ouverture vers la lumière pour sonder les mystères et les confins d’un monde habitable : le territoire, la nature, les oiseaux, le ciel. En compagnie d’une anthropologue aînée abénakise, d’un imam soufi, d’un écrivain amoureux de Montréal, d’une philosophe-politicologue et d’un ornithologue prodige, le FTA entend faire résonner les idées et agiter doucement la pensée dans les oreilles des auditeur.