Le corps, nous dit Foucault, est un espace politique, c’est-à-dire qu’il est à la fois objet et sujet des rapports de pouvoir politique, ceux-ci « opèrent sur lui une emprise immédiate; ils l’investissent, le marquent, le dressent, le supplicient, l’astreignent à des travaux, l’obligent à des cérémonies, exigent de lui des signes. » (Foucault, p. 34, 1993). Le système carcéral participe à ce qu’on décrit comme étant l’ « économie politique » (Foucault, p. 33, 1993) du corps, son contrôle, son assujettissement au service de l’ordre social et de reproduction du système. Robert et Frigon notent que l’étude des relations entre corps et santé en prison nous permet de comprendre l’étendue de l’appareil coercitif carcéral et punitif (Robert et Frigon, 2006). La littérature qui présente l’état de santé alarmant de la population carcérale est abondante, au niveau international, mais très peu d’études se penchent sur le rapport à l’espace et au corps, croisé avec le bien être sanitaire, à partir du point de vue des détenu.e.s. C’est ce qui motive cette courte recherche à s’attarder à la perspective qu’ont les détenus1 de l’Établissement de détention de Montréal2 de leur bien-être physique, de leur santé corporelle. Comme l’environnement est contraignant, j’ai réalisé une entrevue avec une avocate qui a plusieurs clients y sont incarcérés, ou étaient incarcérés, durant la crise de la COVID-19. Le fait que je sois un homme blanc, issu de la classe moyenne, a posé une limite au contact avec la réalité des détenu.e.s qui sont des femmes, des personnes racialisées, transgenres, non-binaires et issus des classes paupérisées. Cette source secondaire ne peut représenter qu’une seule perspective sur cet enjeu et doit être entendue à partir de l’honnêteté et de l’humilité par lesquelles elle s’est exprimée. Je m’intéresserai spécifiquement à l’accès aux soins et aux services sociaux et à la perception qu’ont ces détenus de la prison et de l’enfermement en général, à partir de leur expérience de l’espace et leur rapport au corps, dans le contexte de la pandémie de COVID-19 qui frappe durement les prisons québécoises.

L’institution totale fragmentée

Erving Goffman présente la prison comme étant une « institution totale » (Gendron, p. 20, 2010; Mahi, p.1, 2015; Meunier, p. 23, 2014; Rostaing, 2015), soit un espace qui régit toutes les pièces qui, collées les unes aux autres, construisent le quotidien d’une personne incarcérée. Une nouvelle chorégraphie du quotidien doit remplacer celle apprise tout au long de la vie; se réveiller, dormir, manger, marcher, courir, lire, etc. Plus explicitement, c’est un « lieu de résidence et de travail où un grand nombre d’individus, placés dans la même situation, coupés du monde extérieur pour une période relativement longue, mènent ensemble une vie recluse dont les modalités sont explicitement et minutieusement réglées » (Meunier, p. 23, 2014). Michel Foucault théorise à son tour la pression intense exercée sur les corps par l’institution carcérale, mais situe son origine dans la docilisation de l’ensemble du corps social et les rapports de domination qui le composent :

La forme générale d’un appareillage pour rendre les individus dociles et utiles, par un travail précis sur leur corps, a dessiné l’institution-prison, avant que la loi ne la définisse comme la peine par excellence. (Foucault, p. 267, 1993)

Cependant, dans son mémoire, Éloïse Meunier nous met en garde contre la surinterprétation de la totalité de la prise sur les corps et sur la vie des personnes par la prison (Meunier, 2014), puisque comme le mentionnait aussi Cheliotis (2010), cet espace clos est désormais réellement ouvert sur l’extérieur, grâce notamment au développement des technologies de l’information. La perméabilité des mondes intérieurs et extérieurs est palpable. Pour Corinne Rostaing, le concept d’institution totale invisibilise le fait que les institutions carcérales peuvent être repensées par la résistance et les tactiques des acteurs sociaux et des personnes détenues (Rostaing, 2015). C’est la barrière pénitentiaire qui s’effrite parce que désormais, il existe un système de droits reconnus par les instances gouvernementales aux détenus, dont le courrier, l’accès au parloir, à un téléphone, à des programmes de réinsertion sociale, à des permissions de sortie, etc.

Avec la covid-19, la situation dans les prisons a pris une nouvelle allure et ces droits ne semblent plus être respectés, du moins, c’est ce que nous apprend l’expérience des détenus de certains secteurs de la prison de Bordeaux. Les conditions d’isolement vingt-quatre heures sur vingt-quatre permettent malheureusement de craindre un renforcement de l’aspect total avancé par les auteurs précurseurs des études sur les prisons, puisqu’il y a une perte de la mobilité des corps et de la communication avec les corps vivant à l’extérieur des murs. Comme le rapporte un détenu du secteur C de la prison de Bordeaux, dans une lettre ouverte publiée sur le site www.noprison.com :

Le 21 mars, nous avons été frappés, comme le reste du Québec, par le Corona Virus, ce qui a complètement bouleversé nos conditions de détention. Plusieurs d'entre nous ont d'abord vu leurs audiences reportées à des dates jusqu'à ce jour incertaines. Nous avons ensuite vu nos heures de sortie grandement diminuées et puis après, ça été nos visites, la chapelle, la mosquée, la bibliothèque et la cafétéria qui nous ont été enlevés. À ce moment-là, nous étions déjà confinés dans nos cellules pour des périodes variant de 20 à 36 heures consécutives sans sortir. Malheureusement, tout cela n'était que le début… (Sic.) (Les détenus du secteur C, 2020)

Une entrevue avec l’avocate de la défense Emmanuelle Arcand m’a aussi permis de comprendre cet alourdissement du poids de l’institution carcérale sur les « corps condamnés » (Foucault, p. 9, 1993) :

La première fois que je leur ai parlé quand ils ont commencé à être confinés 24h sur 24, ça faisait déjà deux semaines qu'ils étaient confinés 24h sur 24 et j'ai réussi à leur parler 10 minutes. […] C'était la chose, ça [en parlant de l’absence de douches] et les appels téléphoniques qu’ils ne pouvaient pas faire à leur famille ou à nous, aux avocats, c’était compliqué aussi. (Emmanuelle Arcand, avocate en droit criminel et carcéral)

Ces éléments structurants de la vie d’une personne incarcérée permettent d’affirmer l’existence d’une relation particulière à l’espace et donc au corps. Les détenu.e.s doivent adopter une gestuelle qui est en partie définie par l’établissement (espace restreint dans la cellule, surpopulation de la prison, etc.), mais gardent une agentivité influençant leur quotidien à l’intérieur des murs.  L’expérience du confinement à la cellule sans possibilité de sortie pendant plus de deux semaines, à Bordeaux, changea aussi le rapport qu’entretiennent les détenus avec leur milieu d’incarcération :

Parce que ça ne se compare même pas avec les journées types qu'ils avaient avant. Je ne sais pas exactement comment ils perçoivent en général la détention ou l'incarcération, mais je sais que ça a vraiment changé. Ils m'ont tous dit, il y en a deux qui m'ont dit, s’il y a un gars qui a vécu le confinement vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans sa cellule qui retourne en dedans, je sais pas comment il fait parce que c'est traumatisant. (Emmanuelle, avocate en droit criminel et carcéral)

Les corps cellules
La cellule est une impressionnante unité vivante ayant la capacité de se reproduire de manière autonome. C’est aussi cet espace clos par des barreaux, où les détenus passent une grande partie de leur temps en prison. Je pose ici la piste pour un nouveau concept, celui du corps cellule. Une fusion entre le corps docile, enfermé, et celui qui se (re)construit individuellement et collectivement, avant, pendant et après l’expérience carcérale. C’est l’expression de la capacité qu’ont les détenus de jouer un rôle dans l’organisation des éléments structurants de leur vie prisonniérée, à travers le maintien des interactions physiques et sociales à l’intérieur comme à l’extérieur. Ce qui est avancé ici c’est la possibilité qu’on les détenus de passer d’une subjectivité déterminée par la prison (production des comportements (Foucault, 1993)) et celle produite par leur propre agentivité et leur expérience personnelle et collective (parloires, formation d’amitié, structures sociales inter-détenu.e.s, etc). Qu’il y a des moments où ces personnes incarnent une corporalité qui échappe au « panopticon » (Foucault, p. 233, 1993).

La gestuelle du corps en milieu carcéral

Josiane Gendron (2010) identifie trois modèles d’adaptation type en milieu carcéral. L’adaptation contrainte, l’adaptation sociale et l’adaptation psychologique. Elle oublie, selon moi, le rôle important du physique dans la prison. Ainsi, le corps pouvant normalement se déplacer - à des moments définis certes - dans la cour, la cafétéria, les salles d’enseignements, les lieux de travail, les toilettes, adopte une posture particulière. Un élément très structurant du rapport au corps chez les détenus, et qui se fit manquant, à la prison de Bordeaux, durant les semaines complètes d’isolement, était l’accès à une douche. D’ailleurs, l’Ensemble des règles minima pour le traitement des détenus, émanant des Nations Unies, présente quatre-vingt-quinze conditions minimales à la détention, dont certaines concernent précisément les détails de l’environnement matériel et sanitaire devant être disponibles pour les détenu.e.s : des locaux de détention, des besoins en matière d’hygiène personnelle, des vêtements et de la literie, l’alimentation et l’exercice physique (ONUCDC, 2015; Meunier, p.7, 2014). Pendant plusieurs semaines des détenus de la prison de Bordeaux en ont été privés, ce qui a eu un effet non négligeable sur leur santé physique et psychologique :

C’est un des trucs que mes clients me répétaient le plus. Quand ils m’appelaient et ils me disaient « on est en train de devenir fou et on n’a pas de douche. […] On n’a pas accès à une douche, on peut juste se laver à la mitaine avec de l’eau hyper froide. » Ah oui, et il n’y avait pas de vêtements propres aussi pour la plupart, mettons ils avaient passé leurs vêtements propres et ils ne pouvaient pas laver leurs vêtements, donc en plus de pas avoir accès à une douche ils n’avaient pas accès à des vêtements propres non plus. (Emmanuelle, avocate en droit criminel et carcéral)

Le fait de ne pas pouvoir sortir de sa cellule et de s’adonner à ses activités quotidiennes trouble les sensations corporelles. L’avocate rapporte l’expérience de ses clients :

Oui bien pendant qu'ils sont confinés, ils ne faisaient pas grand-chose. Il y en a qui ont une radio dans leur cellule, ils écoutaient la radio. Il y en qui recevaient les journaux, donc ils lisaient les journaux, mais sinon ce qu'ils me disaient mes clients, en général, c'est qu’ils ne font juste rien, ils regardent le plafond. Ils entendent, il y a vraiment beaucoup de bruits ambiants et c'est juste que tu finis par juste écouter, rien faire et écouter les bruits ambiants de tout le monde qui est en train de comme pogner les nerfs, parce qu'ils sont impatients, parce qu'ils sont pris dans leur cellule. (Emmanuelle, avocate en droit criminel et carcéral)

Lara Mahi (2015) va jusqu’à avancer que l’engagement dans les soins thérapeutiques et la consultation d’un médecin permettent de structurer l’espace-temps et donne la perception d’une relative liberC’est un des trucs que mes clients me répétaient le plus. Quand ils m’appelaient et ils me disaient « on est en train de devenir fou et on n’a pas de douche. […] On n’a pas accès à une douche, on peut juste se laver à la mitaine avec de l’eau hyper froide. » Ah oui, et il n’y avait pas de vêtements propres aussi pour la plupart, mettons ils avaient passé leurs vêtements propres et ils ne pouvaient pas laver leurs vêtements, donc en plus de pas avoir accès à une douche ils n’avaient pas accès à des vêtements propres non plus. (Emmanuelle, avocate en droit criminel et carcéral)té corporelle, notamment grâce à la permission de sortie et le contact avec des personnes de l’extérieur. Les soins de santé dans les prisons du Québec présentent des enjeux particuliers pour les établissements et les détenus qui doivent composer avec un système problématique.

Soins et services sociaux dans les prisons provinciales québécoises

Dans tous les pays occidentaux, la notion d’équivalence des soins (Conseil de l’Europe, p. 31, 2003) est généralement reconnue et signifie que les détenus doivent avoir accès au même niveau de soins médicaux que la population libre. Au Québec, un protocole de partage des responsabilités entre le Ministère de la Sécurité Publique (MSP) et le Ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS), permet le fonctionnement de services spécialisés et de programmes destinés aux personnes en détention (Meunier, p. 9, 2014). Ils ont l’obligation légale, en vertu de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, de permettre à cette population de bénéficier des services sociaux et de soins de santé accessibles à tous les citoyen.ne.s (Ibid. op. cit). L’état de santé alarmant des populations carcérales du Québec et du Canada impose de lui-même la nécessité d’un rehaussement de la qualité des services. Du côté de la santé psychologique, ce serait le cinquième des personnes incarcérées qui sont aux prises avec des troubles de santé mentale (Vacheret et Lafortune, p. 486, 2011). Les établissements carcéraux peinent à y répondre adéquatement étant donné les grandes lacunes dans la formation spécialisée en psychiatrie et santé mentale de leur personnel, l’utilisation abusive de l’isolement prolongée en cellule ou encore la mauvaise coordination entre les différentes institutions (Vacheret et Lafortune, p. 490, 2011). Les maladies infectieuses rencontrent des problèmes similaires, avec des taux d’infection au virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et au virus de l’hépatite C (VHC) des personnes détenues dépistées de 15 à 39 fois plus élevés que ceux estimés pour la population canadienne totale (Service Correctionnel du Canada, p. 56-57, 2010). La population carcérale est aussi grandement vieillissante3, dû à une tendance de prolongation des peines et du processus de vieillissement naturel qui peut s’accéléré drastiquement (Varini, 2003), et souffre de maladies chroniques et dégénératives associées à cette période de la vie humaine (Meunier, p. 20, 2014). Les médecins côtoyant des détenu.e.s remarquent aussi un bon nombre de changements corporels qui démontrent l’existence d’une intime relation entre le milieu de vie et le corps (Lécu, p. 8, 2013). La surpopulation des établissements carcéraux canadiens et québécois structure la réalité des détenu.e.s4 et les problèmes d’hygiènes qui y sont rattachés mettent en lumière des problématiques concernant leur santé, notamment dans le cas de la propagation de virus (Meunier, p. 76, 2014). Les problématiques structurelles reliées à l’organisation des services de soins peuvent provoquer le délaissement de l’utilisation de ceux-ci par les détenu.e.s, comme le note Mahi (Mahi, p.8, 2010). Ces données indiquent les nombreux effets de l’incarcération de sur leurs corps et les nombreux défis qu’ils posent, surtout en temps de pandémie, considérant que les personnes immunodéficientes sont plus susceptibles d’avoir des complications cliniques si elles contractes la COVID-19.

L’absence presque totale des soins de santé dans la situation de pandémie actuelle exacerbe les problèmes organisationnels auxquels font face les établissements de détention. Me Arcand raconte :

D'habitude c'est à l'extérieur, il va au CLSC et c'est une infirmière en soin de plaie qui lui fait son changement à tous les deux jours. Mais là, à l'infirmerie de Bordeaux, c'est des infirmières auxiliaires et déontologiquement elles n'ont pas le droit de débrider des plaies, donc il allait à l'infirmerie, mais il allait à l'infirmerie pour le faire lui-même, pour débrider lui-même sa plaie. Il est à Bordeaux depuis janvier et depuis janvier, c'est lui qui nettoie lui-même sa plaie et qui refait ses bandages parce que les infirmières qui sont là n'ont pas le droit de le faire. (Emmanuelle, avocate en droit criminel et carcéral)

Munis de peu de ressources, ces détenus doivent donc, en contexte de pandémie, s’improviser soignants à l’intérieur même de leur cellule. La négligence du personnel soignant5 peut aussi favoriser l’émergence de rapports conflictuels avec les détenus :

Et c'est ça, ils n'ont pas la meilleure relation non plus, ben lui en tout cas il n'a pas la meilleure relation avec les infirmières qui sont là malheureusement. Comme un moment donné ils leur a dit « est-ce que vous notez ce que vous faites, tsé je viens vous voir tous les deux jours, j'imagine que mon dossier médical est quand même volumineux. » Elles lui ont dit « mêle-toi de tes affaires c’est pas de tes affaires ça et retournes dans ta cellule ». (Emmanuelle, avocate en droit criminel et carcéral)

La complication que les détenus de Bordeaux vivent actuellement dans leur rapport avec leur santé est arrivée à son paroxysme avec la mort d’un détenu âgé de 72 ans, emporté par le nouveau coronavirus, le 20 mai dernier et le mépris par les gardiens, rapporté dans une publication Facebook de Roy Robert Avocats, qui lui répondaient « ta yeule » (Roy Robert Avocats, 2020), alors qu’il appelait à l’aide pendant les trois jours précédant sa mort.

Conclusion

La crise sanitaire planétaire de la covid-19 ébranle le milieu carcéral et perturbe la vie des détenu.e.s. Alors qu’en temps normal, malgré les fondements totalisants des établissements carcéraux, les personnes incarcérées ont désormais accès à une relative autonomie corporelle et psychologique supportée par les développements technologiques et communicationnels des dernières décennies, le contexte pandémique vient miner la corporalité de la réalité carcérale contemporaine. Parmi trente-neuf articles répertoriés dans trois journaux québécois (Le Devoir, La Presse et Journal de Montréal), un seul concernait le cas spécifique des femmes détenues. Sachant que les femmes détenues souffrent plus grandement des problèmes de santé énumérés plus haut (Lécu, 2011; Meunier, 2014), il serait important et nécessaire de s’y attarder spécifiquement dans une recherche similaire. Chez les femmes autochtones détenues, au Canada, les taux d’infection au VIH sont près de deux fois plus élevé (11,7%) que pour les femmes non-autochtones (5,5%), et du côté du VHC, ce sont 49,1% d’entre-elles qui l’ont contracté (Meunier, p. 14, 2020). Concernant les enjeux de rapport à l’espace et au corps chez les femmes détenues, on peut penser à l’ancien centre de détention pour femmes, la Maison Tanguay désormais fermée pour cause de vétusté6, ou encore au secteur des femmes de l’établissement de détention de Trois-Rivières qui servait à pallier la surpopulation du secteur des hommes, forçant ainsi le déplacement de ces premières dans des cellules d’admission, inadéquates à l’hébergement faute de rencontrer les standards d’hygiène (Ibid, p. 27).

 

Bibliographie

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Cheliotis, Leonidas K. 2010. « The ambivalent consequences of visibility: Crime and prisons in the mass media ». Crime media culture. Vol.6 (2), pp. 169-184.

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Foucault, Michel. 1993 (1975). « Des institutions complètes et austères ». Dans Surveiller et punir (p. 267-298). Gallimard : Paris.

Gendron, Josiane. 2010. « Vivre entre les murs : L’expérience d’hommes incarcérés pour la première fois ». Mémoire de maîtrise, Université de Montréal. Récupéré de https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/4062

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Meunier, Éloïse. 2014. Prisons provinciales : regards sur les pratiques professionnelles médicales à l’égard de la santé des détenus [mémoire de maîtrise, Université de Montréal]. Papyrus. https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/handle/1866/11477

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Roy Robert Avocat. 2020, 25 mai. [Message sur Facebook]. https://www.facebook.com/RoyRobertavocats/posts/2715997498505221

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Varini, Eléonore. 2003. « Vieillissement de la population carcérale : Quel accompagnement pour les détenus ? ». Ban Public. Récupéré de http://prison.eu.org/vieillissement-de-la-population.

 




1. Il y aura une alternance entre l’utilisation du masculin et de l’écriture épicène, dépendamment si les propos concerne les détenu.e.s en général ou les détenus de l’Établissement de détention de Montréal (Bordeaux).
2. Centre de détention pour hommes seulement, mieux connu sous le nom de la prison de Bordeaux.
3. Dans l’espace carcéral, un détenu de 50 ans et plus est considéré comme une personne âgée. (Service Correctionnel du Canada, p. iii, 1998)
4. Insalubrité, inactivité corporelle et violation des droits individuels.
5. Certaines infirmières relèvent des CSSS de leur localité, alors que celles pratiquant dans des établissements avec plus grand bassin de population relèvent directement du MSP. Ces dernières sont à la fois infirmières et agentes correctionnelles (Meunier, p. 72, 2020).
6. Les femmes de l’ancien établissement Maison Tanguay ont été déplacées à l’établissement de Laval – aussi fermé pour cause de vétusté alors que des hommes l’occupaient jusqu’en 2012 – l’établissement de détention de Leclerc, en 2016. Celui-ci fait face à de graves problèmes d’insalubrité et des conditions de détention inhumaines et humiliantes.