Précieux, les oiseaux volent, jouent et s’enthousiasment comme nulle autre espèce. Mais quand ils partent et ne reviennent plus, la vie s’éteint. Depuis l’âge de huit ans, l’ornithologue Olivier Barden, avec la finesse inouïe de son oreille, capte les chants de milliers d’oiseaux glanés d’abord ici puis ailleurs dans le monde. Il partage la douceur de leurs chants, le récit de leurs découvertes. Merveilles, périls et bizarreries au pays des volatiles.

 

Et si ce temps d’arrêt nous permettait de poser un regard nouveau sur ce qui nous entoure ? Et si nous écoutions d’une oreille plus attentive la vie qui bat pour plonger à l’intérieur de nous-mêmes ? Telles des offrandes pour enrichir cette parenthèse subite qui nous est imposée, quatre conversations inspirantes avec cinq sages québécois pour appréhender le visible et l’invisible autrement : Habiter la vie.

À l’heure où chacun doit apprendre à respirer et à se mouvoir différemment, comment investir ce ciel que l’on contemple de nos balcons, ces villes où on ne peut que marcher éloignés les uns des autres, apprécier le chant de tous ces oiseaux que l’on entend plus que jamais ? Comment habiter avec joie un monde qui aujourd’hui tombe en ruines ?

Les œuvres qui devaient prendre l’affiche de la 14e édition du FTA convoquaient la mort, la destruction et l’idée d’une certaine fin. En 2020, les artistes ouvraient un dialogue essentiel à propos de ce qui disparaît inexorablement autour de nous.

Sous la forme d’un balado en quatre épisodes, Habiter la vie nous propose de passer d’un discours sur l’effondrement à une ouverture vers la lumière pour sonder les mystères et les confins d’un monde habitable : le territoire, la nature, les oiseaux, le ciel. En compagnie d’une anthropologue aînée abénakise, d’un imam soufi, d’un écrivain amoureux de Montréal, d’une philosophe-politicologue et d’un ornithologue prodige, le FTA entend faire résonner les idées et agiter doucement la pensée dans les oreilles des auditeur